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 voilà, je me lance ! 4ème partie ch. 4 en ligne

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cheyenne
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MessageSujet: voilà, je me lance ! 4ème partie ch. 4 en ligne   Jeu 29 Avr - 22:56

Voici le premier texte que j'ai envie de vous livrer. Il ne s'agit pas d'une fanfiction, en fait (j'en ai une en route sur Twilight, mais elle n'est pas encore aboutie). J'ai bien envie d'en faire une sur VD aussi, mais je n'ai pas encore d'idée pour l'instant.

bon, ben voilà, cette fois, je le fais (vous vous rendez pas compte, là, mais ça me rend hyper nerveuse de faire ça ! quelle nouille !)

Eux

Presque chaque soir, je prenais le train à la même heure pour rentrer chez moi, après le travail. Très régulièrement, ils étaient là, tous les deux, dans une discussion très animée, voire même une dispute. Lui était debout, adossé au mur du quai, impassible, ne faisant visiblement que répondre. Elle était très expressive, et c’est cela qui faisait qu’on les remarquait. Elle se tenait face à lui, ces gestes étaient longs, tantôt suppliants, tantôt agressifs, je l’ai même vu une fois se mettre à genoux devant lui. Ses traits prenaient toutes sortes d’expressions, tristes, cyniques, blessées, blasées, mais toujours passionnées.

Je ne pouvais les entendre depuis le train, mais je les contemplais par la fenêtre. Cette scène me fascinait, parce qu’elle était si régulière et surtout toujours identique. Alors, je me suis imaginé qu’ils étaient juste là pour jouer un rôle, pour attirer l’attention. Et puis, je me dis qu’en voyant cela, on pourrait se poser beaucoup de questions, quel pourrait être l’objet, les raisons de cette scène ? Je finis par leur donner des prénoms, car c’est beaucoup plus simple pour imaginer une histoire. Voici donc ce que mon esprit a pu échafauder pour expliquer ce spectacle. Des parcelles de vie, des morceaux d’existences, plus ou moins longs, avec une fin, ou non…

Chapitre 1 : Faux semblant

Voilà donc la première histoire de Nell et Maxence.

Nell est une adolescente de 19 ans, que tout le monde s’accorde à trouver plutôt jolie. Elle est élancée, dans le genre sportive. Sa chevelure raide couleur champ de blé dégouline jusqu’au milieu de son dos et ses yeux noisettes ont une profondeur étonnante pour son jeune âge. A l’école, elle est bonne élève, pas exceptionnelle, mais intelligente et assez travailleuse. Chaque jour, elle prend le train pour se rendre à Lausanne, où elle suit une école d’architecture.

Elle a remarqué, depuis la rentrée, un jeune homme qui arrive à la gare presque en même temps qu’elle. Il descend du train en provenance de Morges, alors qu’elle vient de Fribourg. Tous deux prennent le bus ensuite et leur chemin se séparent à l’abris-bus quand le bus numéro 1 du jeune homme arrive quelques minutes avant le sien.

Son cœur de jeune vierge romantique ne se lasse pas de battre la chamade à chaque fois qu’elle l’aperçoit descendant les marches-pieds du train. Très souvent, elle imagine comment elle pourrait l’aborder, lui parler, et le draguer quoi. Mais ce n’est pas son genre. Elle est beaucoup trop timide et surtout peu sûre d’elle pour ne serait-ce qu’oser croiser son regard. D’ailleurs, c’est arrivé, à plusieurs reprises. Le grand brun, sa coiffure savamment étudiée pour avoir l’air d’être en vrac, avait déjà posés ses yeux noirs sur elle. Bien sûr, Nell a toujours cru qu’il la regardait uniquement parce qu’il la reconnaissait, « la fille qui prend le bus en même temps que lui ». A vrai dire, si Maxence regarde Nell, c’est qu’il la trouve plutôt mignonne, l’air un peu trop sainte-ni-touche, mais à son goût. Après l’avoir détaillée sous toutes les coutures, il va donc se décider à passer à l’action.

« Vendredi matin, voilà le jour idéal pour l’aborder, tout le monde est de bonne humeur le vendredi, ce sera plus facile de la faire mordre à l’hameçon ! », se dit Maxence tandis que la pluie glacée de ce mois d’octobre martèle les vitres du train. Dans son esprit, tout est très clair : elle ne pourra pas lui résister. D’ailleurs, elles ne résistent jamais ! Il finira par la mettre dans son lit, il en est certain. Il élabore donc son plan, comme un prédateur prépare son attaque. Une fois sur le quai de la gare, il la repère facilement dans la foule et en quelques enjambées souples et rapides, il se retrouve juste derrière elle. « Joue-la au culot mon pote, t’as très peu de temps devant toi », dernier conseil à lui-même avant de fondre sur sa proie.
- Hey ! Mademoiselle ! Oh-oh, mademoiselle du train de Fribourg ! la hèle-t-il

Dans la poitrine de Nell, son cœur a un raté. Est-ce bien à elle que cette voix s’adresse ? Elle fait semblant de rien, jamais quelqu’un se donnerait la peine de l’aborder ainsi. Mais la curiosité l’emporte et elle se retourne, juste pour savoir qui peut bien s’adresser à qui. Elle manque de trébucher lorsqu’elle se rend compte que c’est lui qui a parlé, et qui la regarde surtout. Elle reste interdite quelques fractions de secondes. Son cerveau essaie de digérer l’information, mais son cœur, affolé, accapare toute l’oxygène qui s’obstine à ne plus vouloir entrer dans ses poumons. Bref, il faut réagir avant qu’il croit qu’elle essaie de gober les mouches.

- Heu, oui ? c’est à moi que vous parlez, bafouille-t-elle, les mots s’écrasant dans sa gorge.
- Vous n’auriez pas l’heure, par hasard ?
- 7h35
- Merci ! alors, vous prenez le bus qui va à Chaudron, c’est ça ?
- Oui, c’est ça, et vous, à St-François.
- En effet. C’est sympa de voir des têtes connues au fil des jours.
- C’est vrai, bon, je dois y aller, à bientôt
- Ben, à demain !

Maxence n’insiste pas, il la travaillera un peu chaque jour, et probablement qu’il parviendra à la mettre dans sa poche, et mieux encore, dans son lit. Après donc plusieurs jours de drague intensive, il parvient à la faire accepter un rendez-vous pour un verre en fin de journée, puis une autre invitation et encore une autre.

Au fur et à mesure des rendez-vous, Nell se détend et commence à trouver l’humour parfois douteux de Maxence plutôt drôle. Le jeune homme, quant à lui, finit par apprécier ces discussions avec cette poupée si timide. Tout d’abord, cette réserve et ses joues qui rosissent à chaque tentative pour se rapprocher d’elle ne faisaient que mettre en ébullition ses hormones en délire. Puis, cela le faisait rire et maintenant, lorsque la blondinette pique un fard, ce qui est moins fréquent d’ailleurs, il est attendri, elle lui fait penser…à sa sœur. « Merde ! » se dit-il soudain, réalisant que le désire qui était monté en lui pour cette fille avait laissé la place à un sentiment qu’il n’avait pas ressenti depuis longtemps, l’amitié. L’envie de coucher avec elle a disparu, il a juste envie de parler, de rire, de refaire le monde à ses côtés. Sauf qu’elle, il en est sûr, ne le regarde pas comme lui regarde sa sœur. Forcément, un Apollon de son espèce ne peut pas laisser indifférente une minette dans son genre ! D’habitude, dans cette situation, le bellâtre largue simplement la fille et rit de son chagrin. Mais là, premièrement, il ne peut pas la larguer, ils ne sont pas ensemble. Et surtout, aussi dur et désinvolte soit-il, il n’a pas envie qu’elle en souffre. Une conversation s’impose donc, qui ne sera à priori pas facile.

De son côté, Nell a appris à se détendre face à ce jeune et beau gosse. Finalement, il semble bien que cette impression d’excessive assurance cache une certaine sensibilité. Souvent, il trouve les mots qui la font devenir écrevisse et la mettent parfois mal l’aise et surtout, il la fait rire avec sa façon si évidente de la draguer. C’est la première fois qu’elle se laisse séduire ainsi, et elle en est flattée. Cela dit, ce qui l’intéresse plus à présent chez Maxence, c’est ce qui se cache derrière le Don Juan, le petit garçon qu’elle voit pointer derrière ses regards pleins de malice lorsqu’il lui raconte des gags, plus ou moins bons, d’ailleurs. Nell se dit que ces moments en sa compagnie sont vraiment agréables et l’ambiance devient de plus en plus détendue. Seulement, depuis une semaine maintenant, Maxence a une expression nouvelle sur son visage, que Nell ne saurait interpréter. Cela fini par inquiéter la jeune fille, si bien qu’elle fini par décider de lui parler, ne serait-ce que pour savoir si elle avait fait ou dit quelque chose qui l’aurait vexé ou blessé. Malgré elle, une petite boule s’est nichée au creux de son estomac. « J’espère qu’il ne s’est pas fait de fausses idées sur mes sentiments, pense-t-elle, je l’aime beaucoup, mais finalement, il n’est pas le genre de petit ami que j’aimerais avoir, nous n’avons pas du tout les mêmes centres d’intérêts, si ce n’est le plaisir de discuter ensemble. ». Nell se lance donc, ce vendredi soir. Comme à leur habitude maintenant, ils se donnent rendez-vous chez Maxence. Dans la chambre du jeune homme, ils peuvent parler des heures durant sans se soucier d’être interrompu. En effet, les parents de ce dernier sont tous deux agents de sécurité et travaillent du vendredi après-midi au samedi matin, puis du samedi après-midi au dimanche matin. La pièce, de taille moyenne est chaleureuse et très claire grâce à une grande fenêtre donnant plein sud. Les murs tapissés de photos de motos et de voitures de sport avaient dû être bleu layette, il y a longtemps. Visiblement, le jeune homme avait essayé de rendre la teinte plus virile grâce à quelques essais de tags et autres graffitis, peu concluants.

- Maxence….
- Nell…
- Oups, pardon, vas-y, qu’est-ce que tu voulais me dire ma belle ?
- Non, toi d’abord, qu’est-ce qu’il y a ?
- Ok, écoute, je, je me rends bien compte que notre relation a évolué et… je voudrais mettre les choses à plat
- Oh, à ce sujet, il faut que je te dise quelque chose moi-aussi… ne le prend pas mal, je t’aime beaucoup, mais…
- N’en dis pas plus ! tu m’aimes, comme… un grand frère peut-être ?
- …oui…
- Ouf, alors, toi aussi tu m’aimes
- Comme une sœur, oui, une adorable petite peste de sœur !
- Hey !!!

Et de grands éclats de rire finissent par emplir la chambre tandis que les deux amis s’écroulent sur le grand lit. Même ainsi, ils constatent que toute attirance physique a disparu. Le cœur allégé par cette révélation, ils se séparent dans la bonne humeur, heureux de se revoir bientôt pour discuter. Sur le visage de Nell, un large sourire est gravé jusqu’au bas de l’immeuble de Maxence. Elle est réellement heureuse du dénouement de cette histoire, car elle a besoin de ces rencontres. Depuis les quelques semaines que dure cette amitié, elle a réussi à oublier un moment qu’elle doit rentrer chez elle ensuite.

Si la jeune fille aime retrouver sa mère et son père, aimants et attentionnés, elle hait qu’ils ne comprennent pas. Voilà bientôt un an que son frère à rencontré ces nouveaux « amis » et que, depuis, il a changé à tel point que Nell ne le reconnaît pas. Certes, Axel donne parfaitement le change face aux parents, ce qui rend la situation difficile pour Nell. Lorsque celui-ci la gifle pour prendre son argent, ou la menace pour qu’elle couvre ses absences nocturnes, Nell souhaiterait presque mourir.

Pourquoi avait-il à ce point changé, elle ne le savait pas, mais ses soit-disant amis sont réputés dans la région pour être de vraies petites frappes. Des délinquants qui parviennent toujours à leur fin sans se faire prendre. Le pire, c’est qu’elle aussi doit donner le change, non seulement face à ses parents, mais également à ses amis, camarades et professeurs. Le maquillage parvient relativement bien à cacher les bleus qu’il lui inflige parfois. De mieux en mieux même, avec l’habitude. Mais ce qui la blesse par-dessus tout, c’est l’impossibilité de se sortir de cette situation. Les compères d’Axel, avec lui à leur tête l’avaient coincée un jour qu’elle sortait de son dernier cours et lui avaient assurés que si elle parlait à qui que ce soit, ils s’occuperaient d’elle et de sa mère, qu’il serait facile de faire croire à un accident ou une agression anonyme.

Il n’y a pour Nell aucune échappatoire. Elle craint pour elle, pour ses parents et pour son frère. Malgré les souffrances qu’il lui fait subir, elle l’aime. Combien de temps cela durera-t-il ? Comment cela se finira-t-il ? voilé les deux questions qui la hantent. Heureusement, ses moments passés avec son meilleur ami (c’est ainsi qu’elle le voyait maintenant), lui permettent de libérer la pression, d’oublier momentanément ses ennuis. Jusqu’à aujourd’hui.

Les deux jeunes gens se sont donnés rendez-vous pour boire un verre et se retrouve donc en ce début d’après-midi. Ce sont les vacances et un après-midi de détente sera le bienvenu pour Nell. Après avoir discuté, refait le monde au moins deux fois autour d’un thé froid et un coca, Maxence propose une ballade au bord du lac. En chemin, ils chahutent et quand Maxence essaie d’attraper Nell par la taille après que cette dernière lui ai envoyé une boutade, elle ne peut retenir une grimace de douleur. Maxence reste quelque peu interdit, et s’excuse. Immédiatement, Nell baisse les yeux, marmonnant que ce n’est pas de sa faute, elle s’est cognée contre le montant de son lit en allant aux WC pendant la nuit. Maxence a appris, avec le temps, à décoder les expressions de Nell et n’est pas dupe. En plus, ce n’est pas la première fois qu’elle lui sert ce genre d’excuses. Il finit par devenir soupçonneux.

Malheureusement, le tact n’est pas son fort, et lorsqu’il essaie de la faire parler et savoir ce qui lui arrive, elle se braque. Pendant tout le trajet jusqu’à la gare, il insiste, prêchant le faux pour savoir le vrai en insinuant que peut-être, ce sont ses parents qui posent problème. Ils arrivent sur le quai lorsque Nell se retourne brusquement, un éclair de colère traversant ses yeux bruns.
- Non !! bien sûr que non, mes parents ne sont pas responsables de ma mauvaise humeur !
- Nell, on sait tous les deux que je ne parle pas seulement de ton humeur, mais des bleus que tu arrives à cacher, je ne sais pas comment.
- Si tu ne les vois pas, comment peux-tu dire que j’ai des bleus, hein !! hurle-t-elle presque, les bras levés
- Tu as mal, je le vois bien, tu essaies de ne pas grimacer, mais tu n’es pas douée ma petite ! Et tu rechignes toujours à rentrer chez toi, il y a bien une raison, non ?

Déstabilisée, Nell n’arrive plus à trouver les mots pour contrer les accusations de son ami et se contente de bégayer des paroles peu claires et de gesticuler dans tous les sens. La panique commence à la gagner et les larmes lui piquent les yeux. Consciente que cela en dit plus qu’un aveu, elle rend les armes et dis juste : « ce n’est pas mes parents, c’est Axel ». Elle fond en larmes, submergée par le chagrin et le soulagement à la fois. Elle sait maintenant qu’elle n’est plus seule, elle sait que Maxence, son ami, ne la laissera pas tomber dans cette situation. Gênée lorsqu’elle s’aperçoit qu’elle a fait une scène à son meilleur ami au milieu de la foule de passagers attendant leur correspondance, Nell blottit son visage dans le ceux de l’épaule de Maxence et ils quittent les lieux, réfléchissant déjà sur un début de solution à cette situation.



Je précise que ce que j'ai écrit dans l'introduction est réel, j'ai vraiment vu ce gars et cette nana et des dizaines de fois j'ai assisté à cette scène...


Dernière édition par cheyenne le Sam 24 Juil - 1:08, édité 4 fois
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Althea
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MessageSujet: Re: voilà, je me lance ! 4ème partie ch. 4 en ligne   Ven 30 Avr - 1:38

Ouah c'est vraiment très bon! Je me suis laissée emportée du début à la fin, c'est incroyablement réaliste, vraiment tu aurais pas du hésiter à nous faire partager tes écrits! Maintenant tu n'as plus qu'à mettre la suite ^^

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MaLaYa
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MessageSujet: Re: voilà, je me lance ! 4ème partie ch. 4 en ligne   Ven 30 Avr - 3:01

Oui, c'est très bien.
N'hésite pas à en poster d'autres. Wink

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Tytia
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MessageSujet: Re: voilà, je me lance ! 4ème partie ch. 4 en ligne   Ven 30 Avr - 10:10

Je veux la suite !!!

Sérieux c'est très bon et je ne vois pas pourquoi tu étais aussi nerveuse de poster ce texte.

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Merci Ali'
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Rukire
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MessageSujet: Re: voilà, je me lance ! 4ème partie ch. 4 en ligne   Ven 30 Avr - 11:26

Oui pas de raison d'être nerveuse tu écris vraiment très très bien Smile

Vraiment un super texte maintenant faut mettre la suite ^^
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cheyenne
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MessageSujet: Re: voilà, je me lance ! 4ème partie ch. 4 en ligne   Ven 30 Avr - 12:59

merci les filles, ça me fait hyper plaisir !
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cheyenne
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MessageSujet: Re: voilà, je me lance ! 4ème partie ch. 4 en ligne   Ven 30 Avr - 22:41

bon, alors voilà le début du chapitre 2. Comme je l'ai dit dans l'intro. Cette histoire est totalement indépendante du ch. 1, même si les perso. ont les mêmes prénoms.



Chapitre 2 : Si forte

Nell venait de terminer son 2ème cours de self-défense. Huit femmes et jeunes filles étaient inscrites à ce cours, et elle était contente de constater qu’elle allait bientôt pouvoir en ouvrir un autre, vu le nombre de demandes en attente. Elle avait beau n’avoir que 27 ans, cela faisait maintenant 20 ans qu’elle pratiquait des sports de combat, karaté, taekwondo, ju-jitsu, boxe et depuis 3 ans, la self-défense, qu’elle enseignait. Personne n’aurait donné une chance à cette petite chose à l’air fragile dans ce monde masculin, surtout la boxe. Bien entendu, elle avait dû faire ses preuves, plus que tout autre et n’avait pas faillit. Elle n’excellait pas forcément dans toutes ces disciplines, mais s’en sortait plutôt bien, souvent portée par un courage et une ténacité exemplaires.

Lorsqu’elle retrouvait Maxence, son fiancé, elle semblait d’autant plus fragile et délicate, face à cet athlète d’1m85 à la carrure impressionnante. Sa tignasse noire surmontant son visage quelque peu anguleux et sa musculature lui donnait l’air de sortir tout droit d’un tableau représentant Zeus et les Dieux de l’Olympe. Pourtant, c’est avec une infinie douceur qu’il l’enlaçait lorsqu’il la retrouvait, à la sortie de ses cours du mercredi et du jeudi. Dès qu’il le pouvait, il venait l’y retrouver, histoire de prolonger les moments avec elle. Ils s’en allaient ensuite prendre le train pour rentrer chez eux. Main dans la main, ils cheminaient en direction de la gare, dans les petites rues de Vevey.

Ce soir là, comme tous les mardis, elle sortait de son entraînement de boxe, dans une petite salle de sport, en ville de Lausanne. Comme chaque mardi, elle rentrait seule puisque Maxence travaillait à Vevey. Elle avait largement plaisanté avec ses partenaires et riait encore lorsqu’elle sortit de la salle. Elles n’étaient que deux filles dans le club et souvent devaient se battre avec des hommes. Ces derniers, malgré leurs réticences, acceptaient et appréciaient même de s’entraîner avec ces amazones, comme ils aimaient les appeler.

Sur le chemin, elle riait encore des plaisanteries de l’un de ses acolytes quand elle décida de bifurquer et de prendre la ruelle suivante qui constituait un léger raccourci pour rentrer chez elle. Ce n’est qu’après avoir marché un bon moment qu’elle se rendit compte que l’éclairage était absent, ce soir là. Lui revint alors en mémoire que les dernières fois où elle avait emprunté ce raccourci, le lampadaire clignotait faiblement, il avait dû finir par lâcher. Soudain, un léger bruit derrière elle la fit sursauter violement, immédiatement suivi d’un éclat de rire.

- Et bien, je croyais que tu n’avais peur de rien, ptite amazone !?
- Très drôle Jacky ! T’as décidé de me fiche une attaque ou quoi ?
- Ah, non, mais c’était tentant quand je t’ai vue partir par là, j’voulais juste voir si t’étais aussi inébranlable que sur le ring !
- C’est ça, allez, file chez toi ! bonne soirée !
- Salut ¨ !! fit le costaud en s’éloignant.

Elle reprit sa route, le cœur encore légèrement accéléré par la surprise. Au bout d’un moment, une voix résonna derrière elle : « salut, petite garce ! ». Se retournant aussitôt, elle allait répliquer à son partenaire de boxe quand elle se rendit compte qu’elle ne reconnaissait pas du tout cette voix. A la place du grand costaud se trouvait un homme trapu, le visage ridé déformé par un sourire en coin mauvais. Ses yeux se plissaient, luisants et vicieux pendant qu’il s’approchait de Nell. Si sa raison lui dictait de fuir, de courir, son instinct combatif la retint, lui intimant qu’elle pouvait l’affronter. Ses muscles se tendirent, prêts à réagir au quart de tour, son cerveau était en alerte tandis que ses yeux scrutaient si le danger était réel ou non. En une fraction de seconde, elle réalisa que l’homme ne se contenterait pas de l’agresser verbalement, il tenait discrètement, dans sa main droite une lame d’une dizaine de centimètres, ses intentions étaient donc claires. Alors qu’elle réalisait ce qui allait se passer, l’agresseur fondit sur sa proie, son bras droit en avant. Les mouvements répétés des centaines de fois lors de ses cours étaient devenus des réflexes, et sans mal, Nell esquiva l’attaque. Le monstre devint alors enragé, jamais on ne lui avait opposé de résistance. Bien qu’encore, une petite voix dans le cerveau de Nell la suppliait de battre en retraite, de fuir, elle ne s’y résolut pas. Un pressentiment étrange l’envahissait, et s’il ne se passa que quelques secondes, elle se résolu de mettre l’agresseur hors d’état de nuire. Lorsqu’il la chargea à nouveau, elle évita encore une fois le coup de couteau, saisissant au passage le poignet osseux d’une main et enserrant le cou de l’homme avec l’autre bras. Comme il la dépassait de vingt bon centimètres, elle lui asséna un coup de pied dans l’arrière du genou, pour le faire plier et mieux le saisir au cou. Une fois qu’elle l’eu mis à terre en le tirant en arrière, son pied alla écraser la main tenant le couteau, pour lui faire lâcher prise, puis elle la saisit à nouveau, tournant d’un même mouvement son adversaire sur le ventre. Une fois plaqué le nez contre le sol, Nell tordit le bras engourdi par la douleur et le plaça dans le dos du malfrat, en torsion.

Ce n’est que lorsqu’elle aperçut Jacky arriver en courant, suivi par un autre de ses partenaires de boxe, qu’elle se souvint avoir crié, lorsqu’elle avait mis à terre l’agresseur. Immédiatement, Jacky prit le relai pour maintenir l’homme groguis, tandis que Stéphane soutenait Nell, comme si elle allait se briser ou s’évanouir. Il n’en n’était pourtant rien, son esprit était vif, toujours sur le qui-vive, boosté par l’adrénaline.

- Ca va ? Tu vas bien ?
- Oui, très bien, pas de problème. Répondit-elle le plus vite possible pour ne pas que la terreur ait le temps de la submerger.
- Je vais appeler la police, assieds-toi, et mets ça sur tes épaules. Se faisant, il ôtait son blouson pour en draper ses épaules qui commençaient à trembler légèrement.

Quelques minutes plus tard, une voiture, toute sirène hurlante arrivait en trombe. Deux policiers en uniformes, un homme et une femme déboulèrent dans la ruelle, prenant à leur tour le relais pour menotter l’agresseur. Une fois qu’il fût dans le véhicule, les agents vinrent auprès de Nell, pour vérifier qu’elle allait bien et prendre connaissance des faits. Nell leur exposa le déroulement de son agression dans les détails, son corps se souvenant de chacun de ses gestes, de chacune des réponses aux attaques. Les policiers proposèrent de l’emmener aux urgences pour un contrôle, mais la jeune femme se sentait parfaitement bien et refusa. Ils lui donnèrent rendez-vous au poste de police le lendemain pour réentendre sa version de l’histoire et insistèrent pour la raccompagner chez elle.

Entre temps, Maxence était rentré du travail et c’est avec stupeur qu’il accueillit l’arrivée de sa fiancée, flanquée de deux personnes en uniformes. Immédiatement rassuré par le sourire de Nell, il se détendit et adressa à cette dernière un regard interrogateur. Les policiers prirent don congé, félicitant encore et encore la jeune femme pour son courage et son efficacité à avoir mâté l’individu.

- Vous pouvez être fier de cette demoiselle, lui dit l’un
- Oui, elle a été très courageuse, rajouta la femme, non seulement, elle a maîtrisé la première attaque, mais a ensuite riposté au lieu de fuir…
- Ce qui, pourtant, aurait été la meilleure chose à faire, s’empressa de préciser le policier. Dans ce genre de situation, il est beaucoup plus prudent de fuir que de jouer les héroïnes, vous avez eu une part de chance non-négligeable.
- Je sais, monsieur l’agent, c’est d’ailleurs ce que je ne cesse d’expliquer à mes élèves, mais je ne peux pas expliquer ma réaction, c’était… viscéral.
- L’essentiel, c’est que tout se soit bien terminé. Et n’hésitez pas à consulter votre médecin, car le contrecoup sera peut-être à retardement !
- Pas de problème, mais pour l’instant, j’ai surtout besoin d’un bon bain et d’un sommeil réparateur, je suis épuisée ! Au revoir, et merci !
- Au revoir, reposez-vous bien.

Sans un mot, les deux amoureux se dirigèrent vers le salon et prirent place sur le canapé. Maxence enlaça sa compagne, encore sous le choc de ce qu’il venait d’apprendre. Nell, éreintée, s’endormis au bout de quelques minutes seulement, sans même lever un sourcil lorsque Maxence la porta jusqu’au lit. Finalement, le bain attendrait le lendemain.

Au milieu de la nuit, la jeune fille se réveilla en sursaut, le front et la nuque trempés de sueur, des mèches de ses cheveux blonds collés à son visage baigné de larmes. Son souffle était , court, son cœur battait fort et de manière chaotique. Elle avait froid, terriblement froid. Elle avait l’impression que ses os mêmes étaient gelés et se mit à claquer littéralement des dents. Pourtant, il faisait doux dans la chambre rassurante. Lorsqu’elle reprit ses esprits, réalisant que la lumière venait de sa lampe de chevet orange, non d’un réverbère de la ruelle. Elle avait rêvé, cauchemardé et revécu son agression. « Ouf, quelle imbécile je fais », se dit-elle. Ce n’était qu’un mauvais rêve, tout est fini maintenant. Mais le sommeil ne revint pas, la couette ne la réchauffait pas vraiment, elle avait toujours froid et elle resta allongée, ne comprenant pas pourquoi elle avait une sorte de boule dans le creux de l’estomac.
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Annouk
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MessageSujet: Re: voilà, je me lance ! 4ème partie ch. 4 en ligne   Ven 30 Avr - 23:26

cheyenne, je savais pas que tu t<etais lancé, vais te lire ce soir avec mes autres nombreuses choses a lire lol A+
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cheyenne
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MessageSujet: Re: voilà, je me lance ! 4ème partie ch. 4 en ligne   Ven 30 Avr - 23:53

Annouk a écrit:
cheyenne, je savais pas que tu t<etais lancé, vais te lire ce soir avec mes autres nombreuses choses a lire lol A+

après avoir hésité un million de fois, oui ! lol bonne lecture alors ! Very Happy
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Althea
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MessageSujet: Re: voilà, je me lance ! 4ème partie ch. 4 en ligne   Sam 1 Mai - 0:08

Ce deuxième chapitre est toujours aussi bon que le premier! J'aime beaucoup ! Continue comme ça !

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Annouk
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MessageSujet: Re: voilà, je me lance ! 4ème partie ch. 4 en ligne   Sam 1 Mai - 2:07

Vraiment très bien c'est deux histoires, tu as bien fait de nous partage tes écrits...J'aimebien Nell et maxence...
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cheyenne
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MessageSujet: Re: voilà, je me lance ! 4ème partie ch. 4 en ligne   Sam 1 Mai - 22:49

voici la fin du ch. 2.



Chapitre 2, 2ème partie


Le lendemain matin, lorsque Maxence commença à s’agiter, signe d’un réveil imminent, elle ferma les yeux, feignant de dormir, elle ne voulait pas qu’il s’inquiète qu’elle ne dorme pas. Une fois qu’elle entendit ce dernier se préparer un café dans la cuisine, elle sortit péniblement de son lit et se dirigea d’un pas lourd et fatigué vers la salle de bain. Elle régla l’eau le plus chaud possible et malgré cela, l’eau brûlante sembla mettre un temps fou à détendre très légèrement sa musculature courbatue. Les muscles de son trapèze étaient si tendus qu’ils étaient douloureux alors même qu’elle ne bougeait pas. Les tremblements de la nuit ne l’avaient pas quittés et la douche fumante n’en vinrent pas totalement à bout.

Elle se composa pourtant un visage qu’elle espérait serein au moment de retrouver son compagnon. Elle ne voulait pas qu’il s’inquiète pour elle et puis, elle n’avait pas envie de revenir sur la soirée précédente, donc, si elle montrait qu’elle allait bien, tout irait pour le mieux. De plus, mis à part son cauchemar qu’elle estimait normal, et les tremblements, elle allait plutôt bien finalement.

- Hey, bonjour Wonder Woman ! Comment va ce matin ?
- Bien, très bien…
- Dis, je n’ai pas eu l’occasion de te le dire hier soir, mais je suis très fier de toi. Je le suis toujours, bien sûr, mais là, je remarque à quel point tu es forte, dans tous les sens du terme. Tu prends ça tellement bien, tu es formidable ma chérie !
- Oh, merci, mais tu sais, finalement, il ne s’est rien passé, il n’a pas eu l’occasion de me toucher, alors…

Sur ce, il plaqua sa main sur la nuque de la jeune femme et l’embrassa tendrement. Un frisson la parcouru alors tout entière, qu’elle ne s’expliquait pas. « Sans doute un reste du froid de cette nuit. » pensa-t-elle alors.

La journée était calme, elle n’avait pas de cours avant 16h30, elle en profita donc pour se rendre à la gendarmerie. Là encore, on la félicita, d’autant plus que l’homme qu’elle permît d’arrêter était déjà rechercher pour trois autres agressions du même genre, dont les victimes moins chanceuses avaient fini par être violées. Les gendarmes conseillèrent également encore une fois à la jeune femme de consulter son médecin et lui donnèrent plusieurs noms et numéros de téléphone de personnes s’occupant de victimes d’agression. Elle promit de le faire si elle en sentait le besoin, mais précisant qu’elle se sentait bien et que ne serait sûrement pas nécessaire.

Les jours suivants se passèrent relativement normalement, mis à part les félicitations qui fusaient de toute part, les manifestations de sympathie et l’admiration pour cette fille si forte. Le mercredi suivant, elle avait tenu à donner son cours d’auto-défense. Elle avait déjà manqué la leçon précédente et ne voulait pas faire prendre du retard à ses élèves. A la fin du cours, une femme d’une quarantaine d’années, qui avait suivi ses explications avec attention, vint se présenter à Nell. Elle était journaliste dans un journal local et souhaitait avoir un entretien avec la jeune femme. C’est le frère de l’un de ses partenaires de boxe qui lui avait parlé de son histoire, et elle souhaitait vivement écrire un article à son sujet. Nell se sentit gênée par cette demande, mais fini par accepter.

Le surlendemain donc, elle avait rendez-vous avec la journaliste dans un petit café non loin de chez elle. En se préparant, elle se demanda quelle tenue arborer, sachant que la journaliste la prendrait en photo. Après de longues délibérations avec elle-même face à sa penderie, elle finit par opter pour le plus simple, histoire d’être à l’aise : un jean droit surmonté d’une tunique prune ornée d’un faux collier de perles en bois. A l’heure dite, elle se rendit au café et trouva son interlocutrice assise à une table ronde. Elle était élégamment vêtue d’un tailleur bleu sombre qui mettait en valeur sa chevelure châtain clair. Elle accueillit Nell avec un grand sourire, la remerciant d’avance de répondre à ses questions.

Après avoir raconté les événements de cette fameuse soirée, donné quelques détails sur sa vie, sur les sports qu’elle pratiquait, elle en vint à des questions plus poussées. Nell répondit avec beaucoup d’aplomb qu’elle n’avait pas eu de crainte à rentrer chez elle depuis, même s’il faisait nuit et qu’elle avait repris toutes ses activités de manière tout à fait normale. La journaliste conclu donc ses notes en indiquant que Nell était une jeune très forte, et courageuse.

Nell n’avait pas précisé, mais seulement parce qu’elle n’en n’avait pas eu conscience lors de l’interview, que lors de chaque trajet jusqu’à son appartement, elle guettait un peu plus les bruits alentours et un léger tremblement la secouait, qui augmentait au fur et à mesure des jours. Ses nuits étaient de plus en plus agitées, interrompues par des cauchemars la faisant pleurer, systématiquement. Chaque nuit elle étouffait ses pleurs dans l’oreiller, ne voulant pas révéler à son fiancé son malaise. Elle se disait toujours que ce n’était pas nécessaire qu’il le sache, que de toute manière, cela finirait bien par passer.

Alors qu’elle se levait un matin, le cerveau encore obscurcit par le cauchemar et fatigué par la nuit hachée, elle fut attirée par l’odeur agréable du café. « Tiens, Maxence n’est pas encore au travail ?! » s’interrogea-t-elle. Celui-ci l’attendait, adossé au plan de travail. Le café servi, les croissants frais de la boulangerie sur la table, posés à côté de la dernière édition du journal. Triomphant, il lui tira la chaise.

- je voulais juste attendre que mon héroïne soit levée pour la féliciter avant d’aller bosser !
- Oh, merci, t’es un amour !
- Mais c’est normal, lorsqu’on a la chance d’avoir une force de la nature sous son toit… Allez, bonne journée ma belle.
- Merci, salut !

Sur ce, il l’embrassa fougueusement et s’en alla d’un pas leste, sans oublier de dérober un croissant en passant.

- Hey !! ils sont à moi il me semble !
- Attrappe-moi si tu peux !
- Nan, il est encore trop tôt pour une chasse à l’homme ! à plus !

Il avait déjà fermé la porte et commencé à dévaler les escaliers. Elle devrait être ravie ce matin, mais elle ne comprit pas pourquoi cette attitude l’agaçait. En lisant la première page du journal, elle fut encore plus agacée :

Agression ratée
Pas de bol, il avait mal choisi sa victime !
Mardi passé, un homme d’une quarantaine d’année, déjà recherché pour plusieurs agressions et viol sur des jeunes femmes a été arrêté. La victime qu’il avait choisi ce soir-là, Nell (dont nous ne divulguerons pas le nom de famille), n’est rien de moins que boxeuse, karatéka et professeure d’auto-défense. Pas de chance pour le malfrat…


Suivaient ensuite les propos recueillis lors de sa rencontre avec l’auteure de l’article et la conclusion : Nell est retournée à sa vie de tous les jours, c’est une femme à laquelle nous devrions toutes souhaiter ressembler, forte et indépendante.

« N’importe quoi… forte et indépendante… on dirait un discours féministe ! ». Retournant vivement le journal, elle savoura ses croissants et son café qui dissipa légèrement la brume laissée par sa mauvaise nuit. Pourquoi cet article la mettait-il de mauvaise humeur ? Elle aurait plutôt dû être flattée, mais peut-être était-ce seulement le fait de devenir le centre d’attention. Pourtant, elle avait l’habitude d’être écoutée et regardée lorsqu’elle donnait ses cours. Non, vraiment, elle ne comprenait pas d’où venait ce sentiment.

Ce dont Nell n’avait pas conscience, c’est que cette petite angoisse qui aurait dû disparaître avec le temps faisait son nid, s’installait dans ses entrailles. Ce n’est que lorsqu’elle commença à avoir du mal à effectuer les trajets à pieds la reconduisant chez elle ou vers ses cours qu’elle comprit que quelque chose n’allait pas. Comme on ne cessait de lui dire qu’elle était une femme forte, courageuse, elle tenta de chasser cette angoisse, en vain.

Vint alors un intolérable sentiment de culpabilité. Cette peur était mauvaise, et interdite surtout. Elle devait être celle que l’on attendait qu’elle soit. Elle lutta donc de toutes ses forces, mais cela l’épuisait. Son humeur s’en ressentait et Maxence ne comprenait pas pourquoi sa belle se comportait ainsi. Il commença à penser que peut-être, la routine de leur relation les avait pris au dépourvu. La passion s’amenuisait-elle lentement, comme c’est souvent le cas des couples ensemble depuis un bout de temps ? Au début toutefois, Maxence se demanda si cela avait un rapport avec les récents événements. Bien sûr, il était fier de sa fiancée, mais cette soudaine notoriété avait l’air de vraiment lui monter à la tête. Elle devenait distante, et lorsqu’on la félicitait, elle prenait cet air blasé. Lorsqu’il lui avait demandé pourquoi elle avait cette réaction, elle lui avait répondu de manière tranchante que c’était normal qu’on la félicite après tout, même si les gens la fatiguaient à se répéter sans arrêt. Il n’avait pas compris cette réaction non plus.

Un jour, alors qu’il allait la rejoindre à la sortie de son cours, Maxence fut surpris de voir Nell déjà sur le chemin. Il était vexé… pourquoi ne voulait-elle pas le voir ce soir ? Il était son fiancé non ? La moindre des choses était de l’attendre, c’était la troisième fois cette semaine qu’elle lui faisait le coup. Il la rattrapa à grandes enjambées et une fois derrière elle, il lui lança un bonjour remplit de colère. Mais une réaction à laquelle il ne s’attendait pas le surpris, c’est le moins qu’on puisse dire… En moins de deux secondes, Nell s’était retournée, lui avait asséné un puissant coup de pieds dans le tibia gauche puis l’avait plaqué au sol sans ménagement.

- Bon Dieu Nell, mais qu’est-ce qui te prends ?? t’es dingue ou quoi !!!
- Et toi, qu’est-ce que tu fiches à me surprendre comme ça ! Tu veux me faire faire une attaque !

La fureur avait rougi son visage, ses ongles, pourtant cours commençaient presque à entamer la paume de ses mains tellement elle serrait les poings. Incapable de parler, elle se retourna, et sans autre forme de procès, fila droit vers la gare.

Quelques passants interloqués fixaient le grand jeune homme en train de se relever péniblement. Ce n’est pas tant la douleur physique qui l’inquiétait cela dit, ni même celle de son égaux, plutôt mis à mal par cette réaction violente. Il se fichait comme d’une guigne que les gens le regardent avec méfiance (car bien entendu, dans ce genre d’altercations, c’est toujours l’homme qui est mis en cause). Non, il était triste qu’elle soit partie sans s’expliquer, sans même se retourner. Il en était maintenant sûr, elle ne voulait plus de lui, probablement n’était-il plus assez bien pour elle. D’ailleurs, la journaliste l’avait écrit dans son article, elle était indépendante.

Lorsqu’il fut arrivé à la gare, il alla donc s’adosser contre un pilier, en attendant le train qui le ramènerait chez lui, chez eux. Il fallait qu’il lui parle, qu’il sache à quoi s’en tenir et il n’aimait pas ça. Il était encore fou amoureux de Nell et il lui était insupportable d’imaginer qu’elle ne partageait plus ses sentiments. Soudain, il la vit. Elle se tenait juste un pilier plus loin, faisant nerveusement les cent pas, rongeant ses ongles, ce qu’elle n’avait plus fait depuis longtemps. Quand elle l’aperçut, elle le toisa et finit par approcher. La colère n’avait pas quitté ses yeux, à moins que ce ne soit plutôt de la peur… Cela serait-il possible ?

- qu’est-ce que tu fiches ici ? cracha-t-elle
- D’après toi ? J’habite avec toi, je suis bien obligé de prendre le même train, non !


Lui aussi, était en colère maintenant, mais s’exhortait au calme.

- Nell, mon amour, je ne comprends pas… que t’arrive-t-il depuis quelques temps ?
- Rien, rien du tout, mais tu m’agaces et là tu me fiches une attaque je ne sais même pas pourquoi. Tu tiens tans que cela à me prouver que je ne suis pas aussi forte que je n’y parais ? je n’ai rien à prouver pourtant !

Elle fulminait, les larmes de colère lui piquaient les yeux et il lui semblait qu’un courant électrique la parcourait de part en part. Malgré elle, ses bras s’agitaient en tout sens lorsqu’elle s’exprimait, lui donnant un air tragique, à la limite du théâtral.

- Mais qui t’as dit que tu devais prouver quelque chose ?
- Toi ! Tout le monde ! d’ailleurs.
- c’est faux ! pourquoi penses-tu cela ?
- Vous ne cessez tous de me dire à quel point on m’admire, à quel point je suis forte et courageuse, et ça me rend dingue !
- Ce sont des compliments, voilà tout… je…
- Arrête ! hurle-t-elle… Arrête je te dis !
- Mais…

Et là, il comprit enfin, il vit un changement net dans ses yeux bruns. Au-delà de la colère, il découvrit qu’elle avait peur, la terreur dans son regard semblait maintenant évidente. Il s’en voulu de ne pas avoir compris plus vite.

- Mais tu as peur, c’est ça ? à cause de l’agression ?
- Euh, euh, non, bien sûr que non !
- Certainement ! c’est la peur qui te rend aussi nerveuse. Mais alors, pourquoi partir seule pour la gare dans ce cas ?

Vaincue, Nell comprit qu’il serait vain de mentir. Elle confirma donc les soupçons que nourrissaient Maxence, expliquant qu’elle voulait marcher seule pour qu’il ne voit pas qu’elle tremblait de tous ses membres lorsqu’elle retrouvait ses ruelles menaçantes.

- Tu es déçu, n’est-ce pas ? on est bien loin de Wonder Woman…
- Non, je suis toujours aussi fier au contraire. Parfois, il faut beaucoup plus de force pour admettre ses faiblesses ! Et tu ne m’as toujours pas répondu, pourquoi vouloir aller seule à la gare si tu as peur ?
- Simplement parce que j’avais encore plus peur de te décevoir...
- Mais tu ne me décevras jamais !!! c’est pas vrai, je m’en veux maintenant de n’avoir rien compris avant.
- J’aurais dû en parler, plutôt que de me fermer, mais bon, arrêtons de se culpabiliser. Finalement, je crois que je vais aller le voir le fameux médecin dont les policiers m’ont donné la carte de visite…
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MessageSujet: Re: voilà, je me lance ! 4ème partie ch. 4 en ligne   Dim 2 Mai - 18:55

vraiment très bien... on entre dans tes mots, ton histoire se tiens on ressent les sentiments des différents personnages, bravo et vivement une autre histoire...
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cheyenne
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MessageSujet: Re: voilà, je me lance ! 4ème partie ch. 4 en ligne   Mar 4 Mai - 15:50

Pour ce 2ème chapitre, il y a un bonus, une scène interdite aux -18 que j'ai délibérément mise à part parce que je ne voulais pas que mon texte soit entièrement classé pour adulte juste à cause d'une scène. Celles et ceux qui veulent la lire, envoyez-moi un mp.

Je ne veux pas généraliser ces scènes dans mes textes, mais je voulais refaire un essai, lol
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cheyenne
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MessageSujet: Re: voilà, je me lance ! 4ème partie ch. 4 en ligne   Jeu 6 Mai - 17:08

voilà la 1ère partie d'un autre chapitre. Encore une fois, les prénoms sont les mêmes, mais la situation et l'histoire sont totalement différents. J'espère que ce sera cohérent, car j'ai commencé ce ch. il y a qques semaines et je l'ai repris aujourd'hui sans vraiment me relire (je ne le fais jamais, je déteste me relire....).

Chapitre 3 : Regarde ma voix

Maxence PDV

Encore une journée à endurer ce job assommant. Franchement, je sais bien qu’il faut gagner sa vie, mais là, c’est juste l’angoisse. Maintenant, je sais pourquoi mes parents voulaient tant que je travaille plus dur en cours, j’aurais sûrement obtenu un poste plus intéressant. Je n’en peux plus de corriger sans cesse des adresses, toute la journée. Bon, ok, il y a bien un avantage, je connais maintenant tous les codes postaux de la suisse romande par cœur ! M’enfin, c’est bien le seul point positif… Quoique, non, il y en a un autre, ou plutôt une autre. Cette fille, qui travaillait à l’étage au-dessus, au secteur des finances de l’entreprise.

Elle est juste magnifique cette petite comptable. Ses yeux bleus océan sont vraiment mis en valeur par ses cheveux auburn coupés très courts. Son seul problème, c’est qu’elle est froide comme un glaçon ! Pas moyen de l’aborder, je ne dois pas être son type, dommage pour moi. Pourtant, j’aimerais vraiment avoir ma chance, parce que franchement, c’est un beau petit brin cette nana. En plus, je crois que plus elle m’ignore, plus ça m’incite à essayer de la draguer. Je n’ai jamais été un très bon dragueur, cela dit, et sans prétention, je n’ai jamais vraiment eu à le faire, les filles viennent facilement m’aborder… sauf elle. Bien sûr, le commun des mortels est toujours attiré par ce qu’il ne peut avoir, je n’échappe pas à la règle visiblement.

Je ne sais vraiment pas comment dérider mademoiselle banquise. L’autre jour encore, alors que je l’ai croisée dans le couloir, elle a à peine répondu à mon bonjour, et totalement ignoré ma blague sur la météo. Ok, ce n’était pas la meilleure blague, mais elle a juste souris poliment et à continué son chemin. Même chose à la cafétéria : j’ai essayé de l’aborder alors qu’elle était à une table de la mienne, et elle a fait comme si elle ne m’avait pas vu. Il va vraiment falloir que je trouve une solution. Peut-être qu’il faudrait que je me rapproche de Nancy, sa collègue. C’est une fille plutôt rigolote et visiblement très ouverte. Le seul problème, c’est qu’il faudra la jouer fine, parce qu’elle m’avait très nettement fait du gringue lors du souper de boîte. Donc, il ne faut pas lui donner l’impression que je m’intéresse trop à elle non plus. Sinon, je pourrais essayer de tâter le terrain auprès de Tatiana. Avec elle, aucun risque de quiproquo, elle sort avec le chef du service des fraudes. Bon, ce n’est pas la fille la plus sympa que je connaisse, mais elle travaille dans le même bureau, et elle pourra peut-être me donner quelques tuyaux au sujet de miss glaçon. Après réflexion, je devrais arrêter de lui donner de tels surnoms, ce serait idiot de risquer de l’appeler ainsi si j’ai l’occasion de lui parler un jour !

Midi, enfin, je vais essayer de coincer Tatiana avant qu’elle n’entre dans la cafétéria. Ah, la voilà.

- Hey, salut Tatiana !
- Max’, salut, ça roule ?
- Pas mal… tu vas rejoindre Nicolas ?
- Non, pas aujourd’hui… réunion des cadres.
- Oh, alors, tu veux bien que je me joigne à toi, je suis abandonné de mes collègues.
- Allons-y, si ça peut te faire plaisir !

Vraiment, elle est parfois d’un snobisme cette miss ! Elle est jolie, mais elle le sait et en joue beaucoup trop, en plus, sortir avec un chef ne l’améliore pas !

- Alors, quoi de neuf ?
- Rien de spécial… pourquoi me regarde-tu ainsi ?
- Tu as quelque chose à me demander ? ou alors, tu as été désigné volontaire par tes collègues pour venir aux informations ?
- Quoi ? quelles infos ?
- Au sujet des licenciements… ne fais pas l’innocent !
- Oh, ok… bon, autant la jouer franche avec toi à ce que je vois. Non, rien à voir. En réalité, je voulais juste essayer de savoir ce qui branche la petite Nell qui travaille avec toi. Je la trouve plutôt mignonne, mais elle n’a pas l’air de vouloir se laisser aborder…
- Très élégant comme méthode ! j’te jure !
- Allez, sois pas vache quoi !
- De toute façon, c’est peine perdu pour toi, cette fille n’est pas pour toi !
- Quoi ? ne me dit pas qu’elle est de l’autre bord ?? ce serait du sacré gâchis !
- Non, t’y es pas. Elle est sourde en fait.
-...
- Tu vois, je savais qu’un mec dans ton genre réagirait comme ça ! Fiche-lui la paix !
- Attends, je digère juste la nouvelle ! Je suis juste en train de comprendre pourquoi elle ne réagit pas quand j’essaie de l’aborder. Mais comment fait-elle, pour capter ce qu’on lui dit ?
- Elle lit parfaitement sur les lèvres et comme elle n’est pas sourde de naissance, elle parle tout à fait normalement.
- Oh, ok. Pauvre fille…


La pause est enfin terminée, je suis enfin débarrassé de la petite peste. Je n’en pouvais plus de l’entendre déblatérer sur la moitié de ses collègues. Celle-ci s’est faite plaquée par son jule, à cause de ses grosses fesses, celle-là est tout le temps bourrée lorsqu’elle sort, et blablabla et blablalba. Mais bon, ça valait le coup de se donner la migraine, puisque maintenant je sais pourquoi j’avais eu tout faux avec Nell. Le seul problème, c’est que maintenant, je ne sais absolument pas comment je vais attaquer. Je ne peux quand-même pas y aller franco et lui annoncer que je me suis renseignée sur elle auprès de la peste. Quant à demander un coup de main à cette dernière, c’est exclu, elle est bien capable de me saquer pour avoir ensuite des ragots à répandre. D’ailleurs, ce n’est qu’après le clin d’œil qu’elle m’a adressé en partant que j’ai réalisé que ce n’était peut-être pas aussi judicieux que cela de faire appel à elle. Ma foi, ce qui est fait, est fait.





La suite bientôt, j'ai presque terminé d'écrire la fin de ce chapitre.
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MessageSujet: Re: voilà, je me lance ! 4ème partie ch. 4 en ligne   Jeu 6 Mai - 17:11

Oui j'espère parce que là, je reste sur ma faim!!! Allez dépêche toi de nous mettre une suite aussi bien que le début!! ^^

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"We met and we talked and it was epic. But the sun came up and reality set in."
Elena & Stefan - Episode 2

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MessageSujet: Re: voilà, je me lance ! 4ème partie ch. 4 en ligne   Jeu 6 Mai - 18:15

ah ben oui hein la suite, la suite la suite, je sais je suis une lectrice exigeante! lol
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MessageSujet: Re: voilà, je me lance ! 4ème partie ch. 4 en ligne   Lun 31 Mai - 11:17

Voilà (enfin) la suite du ch. 3, désolée, je l'avais terminé, mais j'ai oublié de venir le poster...
bon, à vrai dire, je ne suis pas hyper satisfaite de ma fin, mais tans pis, pour l'instant, pas d'autre inspiration. Cette fois, les PDV sont différents selon les moments.


Nell PDV

J’ai un de ces mal de crâne aujourd’hui, c’est vraiment pénible. Il faut dire que deux heures de séance avec comme principale intervenante cette pipelette de Tatiana demande vraiment beaucoup de concentration. Elle est la seule de tout l’étage à ne pas avoir compris qu’elle doit articuler un minimum et regarder à peu près dans ma direction lorsqu’elle parle, sinon, comment veut-elle que je capte quoi que ce soit !! Elle m’agace à un point avec sa façon de parler à cent à l’heure en écorchant les mots…

Et puis, je ne sais pas ce qu’elle a depuis ce midi, elle me regarde sans arrêt. Elle essaie d’être discrète en me jetant de petits regards furtifs, mais elle est aussi douée qu’un éléphant qui se planquerait derrière un roseau ! J’espère qu’elle ne me fixe pas comme ça à cause des licenciements… je suis sûre qu’elle en sait plus que ce qu’elle veut bien le laisser croire. Quand on partage le lit du boss, on doit en savoir un bon bout sur les dernières nouvelles. D’autant que je sais que plusieurs ici aimeraient bien me voir les talons, d’après ce que j’ai compris, cela dérange que je puisse lire sur les lèvres. Pourtant, ceux qui me connaissent bien savent que je ne suis pas du genre indiscrète à espionner. Il faut croire que ceux que cela dérange doivent avoir des choses à cacher ! Bref, il faut que je me mette un peu à travailler, sinon je vais encore devoir finir tard.

Cette journée s’achève enfin, quelle galère ! Ma tête va exploser dans pas longtemps je crois. Je vais rentrer vite fait et avant de prendre mon train je passerai à la pharmacie de la gare prendre un anti-douleur.


Maxence PDV

Je l’ai manquée, je pensais pouvoir l’aborder lorsqu’elle partirait, mais il n’y avait déjà plus personne dans le bureau. Je me suis torturé les méninges tout le reste de la journée pour savoir comment attaquer, mais rien ne m’est venu, je vais y aller au feeling et advienne que pourra !

J’ai beau scruter le parking, je ne la vois pas. Mais où est-elle passée ? elle ne peut de toute façon pas être partie avant 16h, elle est forcément encore dans les parages.

- Tu ne la trouveras pas sur le parking !
- Purée, Tatiana, tu m’as fait sursauter !! tu veux me tuer ou quoi ?
- Allez, fais pas l’innocent, tu essaies de voir si tu aperçois miss sourdingue ?
- Arrête, dis pas ça, tu n’as pas à lui manquer de respect.
- Pauvre petite chérie, c’est vrai… Tu parles ! elle a tout le monde à sa botte la sourdingue, tout le monde a pitié, même toi !
- Non, c’est pas ça, elle me fait craquer, c’est tout, je te l’ai déjà dit de toute façon.
- Pathétique ! t’as aucune chance mon petit vieux, elle dois sûrement préféré les mecs comme elle.
- C’est toi qui est pathétique ma pauvre fille, tu sors avec le boss mais tu es jalouse de Nell, tu devrais te poser des questions !

Merde, maintenant, c’est sûr, je ne la verrai pas aujourd’hui.

- La gare.
- Quoi ?
- Elle prend le train pour rentrer, elle ne vient pas en voiture.
- C’est vrai ou t’essaie de me faire un coup vache ?
- Non, c’est la vérité et oui, je suis jalouse. Jalouse parce qu’elle est belle et qu’elle, elle n’a pas besoin de coucher avec le boss pour que les gens s’intéressent à elle, t’es content ? salut !
- Hey, Tat’ merci ! tu sais , quand tu veux, tu peux être une chic fille !
- C’est ça ouais, on lui dira.


Nell PDV

Ouf, vite, une bouteille d’eau à la boulangerie et je vais le prendre tout de suite ce comprimé.

- Bonjour, une bouteille d’eau, s’il-vous-plaît
- …
- Pardon ? excusez-moi, je n’ai pas compris… (encore une qui parle le dos tourner, ce n’est vraiment pas le jour !).
- …
- Désolée, mais je n’ai pas… laissez tomber, ça ne fait rien, au revoir.

Tans pis, je vais aller au distributeur, même si je dois traverser tout le quai. Mais pourquoi il me regarde comme ça lui ? Ca y est, je crois qu’il me parle, décidemment, on ne peut pas me laisser en paix aujourd’hui ?

- Désolée monsieur, pouvez-vous répéter ?
- Savez-vous si le train pour … voie…. ou 3 ?
- (concentre-toi Nell) euh sur la voie 3, c’est le train pour Fribourg.
- Non, c’est la voie du train pour … savoir !
- Excusez-moi, je n’en sais rien, demandez à un contrôleur.

C’est ma fête aujourd’hui ! Je n’ai pourtant pas une tête d’agent de renseignement ! Bon, le train et dodo, cette journée m’a vraiment épuisée.

Voilà le distributeur. Mon porte-monnaie… où est-il passé ? Arggghhh, mais c’est pas possible !!

- AAhhhhh !!!
- Je vous ai fait peur ?
- Oui, désolée, je ne vous avais pas entendu arriver…
- Vous avez besoin de monnaie visiblement, tenez.
- Euh… merci… (il me parle bien en face et lentement…) mais, on se connaît, non ?
- Oui, Maxence, service clientèle
- Mais oui !! pardon, mais la fatigue et la migraine doivent altérer mes cellules grises !
- Pas de problème.

C’est bizarre, je ne l’ai jamais vu prendre le train, et je suis même sûre qu’il est arrivé en voiture ce matin.

- Vous ne rentrez pas en voiture ce soir ?


Maxence PDV

Je suis grillé là, comment lui expliquer ça… Tans pis, j’y vais franco, on verra bien.

- Et bien, je voulais faire votre connaissance et Tatiana m’a dit… enfin, elle m’a expliqué… vous savez… enfin, alors j’ai voulu vous voir directement…
- Quoi ? vous vous êtes renseigné sur moi auprès de Tatiana ?? et quoi, elle vous a dit que j’étais sourde, c’est pour ça…
- Euh oui…

Pourquoi j’ai l’impression d’avoir mal commencé mon explication… et surtout, perdu une belle occasion de me taire ? Elle a vraiment l’air contrariée tout à coup. Vite, rattraper le coup…

- enfin… non, je…
- Stop !!! c’est bon, elle vous a fait son numéro et vous êtes venu là parce que vous avez pitié de la sourdingue, c’est ça ?
- Je, euh….
- C’est bon, lâchez-moi, allez vous faire voir ! Vous avez fait votre béat c’est bon, votre karma est magnifique !

J’ai vraiment merdé là, elle est en pétard et pour le coup, tout le monde nous regarde, même la miss, là dans le train nous fixe.

- Nell, écoutez, non, rien à voir, j’avais une vue sur vous et je ne savais pas comment vous aborder et…
- J’en ai marre que les gens soient toujours plein de pitié et… Quoi ?
- Oui, je pensais que vous étiez, disons, du genre un peu coincée et pourtant, j’avais vraiment envie de tenter quelque chose alors... bon, je n’aurais peut-être pas dû faire appel à Tatiana.
- Non, ça c’est sûr ! demain tout le monde saura !
- Pas grave pour moi, c’est grave pour vous ?
- Pas tant que ça je suppose.

Un sourire, je viens de lui arracher un sourire ! Elle est encore plus mignonne du coup. Je crois que j’ai enfin réussi à faire fondre une partie de l’iceberg, mais, il va y avoir encore du travail, car chaque iceberg à sa face cachée…

Il va déjà falloir que j’arrive à me faire comprendre, à m’habituer à parler en articulant… sans avoir l’air complètement niais. Mais je crois que le jeu en vaut la chandelle.


Voilà, j'espère que vous ne serez pas trop déçues de la fin...
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Althea
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MessageSujet: Re: voilà, je me lance ! 4ème partie ch. 4 en ligne   Lun 31 Mai - 12:52

Hein tu nous plantes là! Comment ça?? Mais c'est sadique ça!!!
J'ai bien aimé cette deuxième partie, elle est aussi bien que la première !

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MessageSujet: Re: voilà, je me lance ! 4ème partie ch. 4 en ligne   Lun 31 Mai - 13:31

merci Ali', à vrai dire, je n'ai pas prévu de suite pour ce chapitre... du moins pour l'instant. Very Happy Par contre, une idée de lemon a germé dans mon esprit, donc il y en aura peut-être un.

là je planche sur un tout autre chapitre, inspiré par une histoire qui est arrivé dans ma famille.
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MessageSujet: Re: voilà, je me lance ! 4ème partie ch. 4 en ligne   Lun 31 Mai - 14:16

Chouette, ça veut dire qu'on aura encore des chapitres de toi à lire!! cheers

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MessageSujet: Re: voilà, je me lance ! 4ème partie ch. 4 en ligne   Lun 31 Mai - 14:27

vi... merci pour ton enthousiasme, ça fait plaisir ! et j'ai pas fini de vous embêter, parce que j'ai une autre histoire en cours d'écriture, qui n'a rien à voir.
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MessageSujet: Re: voilà, je me lance ! 4ème partie ch. 4 en ligne   Lun 31 Mai - 14:49

Ah oui? ça parle de quoi??

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MessageSujet: Re: voilà, je me lance ! 4ème partie ch. 4 en ligne   Lun 31 Mai - 15:12

et bien pour l'instant, je ne peux pas en dire grand chose, si ce n'est que ce sera du domaine du fantastique, mais sans vampires Very Happy
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MessageSujet: Re: voilà, je me lance ! 4ème partie ch. 4 en ligne   Lun 31 Mai - 15:13

Pas de beaux vampires? Oh dommage... lol
Mais j'adore le fantastique alors je suis sûre que ça va me plaire! J'ai hâte que tu commences à la publier!

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MessageSujet: Re: voilà, je me lance ! 4ème partie ch. 4 en ligne   

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